Le label écologique et l’autoconstruction

Le projet d’auto-construire une maison traditionnelle en pans de bois avec exclusivement des matériaux de récupération et écologiques coulait de source pour moi. Étant à la base professionnel dans la restauration du patrimoine bâti, j’ai été témoin que l’on préfère jeter et remplacer, alors que souvent, des poutres de chênes (par exemple) pouvaient resservir plutôt que d’être brûlées.

  • Une structure en pan de bois de chêne et de grisard (variété de peuplier) entièrement avec des poutres de récupération, destinées soit à pourrir, soit à être brûlées. Ces bois étant locaux.
  • Une isolation par l’extérieur en sur-toiture dite en « sarking »en laine de mouton,  plus isolant à la chaleur de l’été, mais surtout « gonflant » à l’humidité, d’où le choix de la placer sur le toit. Elle est aussi imputrescible.
  • Une isolation entre les pans de bois de 40 cm de chanvre. L’isolation englobe totalement la structure bois.
  • Un assainissement des eaux grises (SDB, Cuisine ) par les plantes (phytoépuration), qui offre l’avantage d’être au dessus du sol donc facilement accessible et débouchage rapidement. Ce système s’intègre remarquablement dans le paysage.
  • L’emploi d’un électroménager de classe A et de meubles en fer ou en bois portant le label FSC (Forêts durablement gérées).
  • Un chauffage principal au bois avec un poêle de 14 KW ayant le label flamme verte.
  • 10 cm d’isolation au sol avec comme revêtement de la pierre naturelle de bourgogne, matériau local.
  • Un choix assumé de ne pas mettre de panneaux solaires car le but du projet est de faire de faire de l’écologie sans technologies
  • Tri des déchets lors de la construction : bois, fer et emballages plastiques, durant la construction et la vie du bâtiment.
  • La volonté de construire avec un maximum de matériaux de récupération
  • Une insertion paysagère réussie.